KANIKI

Kaniki peut désigner en créole réunionnais « ces petits qui dérangent », les enfants turbulents ou encore considérés dans la misère, en difficulté. Autant de raisons qui ont été évoquées pour justifier l’arrachement aux familles de ces enfants, ces kaniki…pupilles ou pas, jugés aussi en surnombre dans l’île. Déplacés de leur famille ou de centre d’éducation, ils permettaient de repeupler les régions qui ont connu un fort exode rural dans les années 60.

Cette nouvelle création de la chorégraphe Florence Boyer traite un sujet à la fois historique et d’actualité : la migration forcée des individus et l’influence de cette migration sur leur identité. La pièce parle de l’histoire de plus de 2.000 enfants dont l’insouciance et l’enfance ont été volées de 1963 à 1982 à La Réunion.

Creuser: c’est ce que ces enfants se sont mis à faire depuis bientôt une quinzaine d’années. Creuser leur histoire, creuser pour retrouver leurs racines, creuser pour se retrouver soi-même, creuser pour comprendre pourquoi ils se sont retrouvés dans ces départements en dehors de l’île, creuser au milieu de leurs dossiers auxquels ils n’ont parfois pas toujours accès. Déracinement violent et injustifié ou moyen de trouver une voie de réussite, l’histoire des enfants réunionnais déportés, notamment dans la Creuse, marque les corps et les esprits de manière singulière.

Après Charoy’ et Ravaz…sizèr lo swar (exploration des racines et des traditions culturelles réunionnaises), cette pièce vient compléter un triptyque évoquant la construction de l’identité dans les mondes créoles.

Kaniki traite le déracinement, la perte d’identité et l’effacement de la mémoire. C’est l’occasion pour la chorégraphe réunionnaise de faire connaître cette histoire qui a marqué l’histoire de La Réunion, encore peu connue en France et dans le monde.

Kaniki met en scène la quête de l’individu pour se reconstruire après un déracinement forcé.

Forte de son travail de recherche anthropologique sur la danse maloya et en écho à cette déstructuration des familles, des identités, des corps…des âmes de ces enfants déracinés, Florence BOYER déconstruit cette structure de la danse traditionnelle maloya et cherche à reconstruire à travers la recherche d’un maloya contemporainune danse de résilience.

Chorégraphie: Florence BOYER
Dramaturge : Guy COOLS
Assistante à la création: Bérangère ROUSSEL
Interprètes: Robin FABRE, Ingrid ESTARQUE, Florence BOYER, Angel SINANT, Lucie BILLIG D’ANGELO
Scénographie : Gaston DUBOIS, Florence BOYER
Costumes : Juliette ADAM
Création musicale : Jako MARON
Administration ​: ​Anne-Marie TENDIL

Production ​: Artmayage
Coproduction : Cité des arts

Partenaires​: Ministère de l’Outre Mer / Ministère de la culture et de la communication/ DAC OI/ Région Réunion / Département de la Réunion/ Mairie de Saint Denis/ DGOM, Mairie de Paris / CDCN Touka Danses Guyane/ CDCN La Briqueterie/ Musée de l’Histoire de l’Immigration – Musée de la Porte Dorée / Centre National de la Danse / Fédération des Enfants Déportés des DROM (FEDD) / Rasinn en lèr/ Radio Paris Fréquences Plurielles (PFP) / Adami / Copie privée

« Avec le soutien du Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne / Compagnie Käfig direction Mourad Merzouki dans le cadre de l’Accueil Studio »

partenaires kaniki

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Répondre

Vous pouvez utiliser les codes HTML et les attributs: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.